Fonction alimentaire, sociale, écologique... qu'attendons-nous de l'agriculture urbaine?

Fondation Écologie Politique
L’agriculture urbaine connaît en France, depuis environ dix ans, un essor continu. S’il y a encore quelques années nous pouvions penser qu’il s’agissait d’une mode, nous nous trouvons désormais face à un phénomène qui s’inscrit dans le temps.

Habitants, élus, associations, architectes, entrepreneurs, chercheurs…, tous les acteurs de la ville semblent aujourd'hui s’engager dans ce mouvement. Leur nombre et leur origine illustrent à eux seuls la complexité des enjeux. Mieux vaut donc parler «des agricultures urbaines» car cultiver en ville relève de tant de formes différentes qu’aucune ne peut prétendre être plus représentative que l’autre. C’est donc leur combinaison qui permettra de s’approcher d’une description un peu plus précise. 

Parler de l’aspect polymorphe de ce mouvement et de sa multifonctionnalité pour le définir permet de balayer largement cette diversité qui regroupe les lieux et supports de production, les techniques et les pratiques culturales, les systèmes de distribution, les modèles économiques et les acteurs. 
Ces formes multiples peuvent être reliées à une ou plusieurs fonctions de l’agriculture urbaine: l’alimentation, les aspects sociaux, la biodiversité, l’urbanisme, l’éducation, la santé, ou bien encore les loisirs.