Changement climatique : La nature dans toutes ses dimensions, source de solutions !

À l’occasion de la COP21, Natureparif publie un recueil de propositions  fondées sur la préservation et la restauration de la nature comme solution pour atténuer et s'adapter au changement climatique. Cette brochure s’appuie sur des exemples de solutions concrètes mises en œuvre dans les territoires et sur les travaux de plusieurs organismes, dont le GIS Climat-Environnement-Société et l’Agence de l’Eau Seine-Normandie, partenaires de celle-ci. Lire la suite

Changement climatique : impacts passés et à venir

Les conséquences du changement climatique se font d’ores et déjà ressentir (canicules, sécheresses, arrivée de nouveaux agents pathogènes...). Les scénarios prévoient la hausse des températures moyennes, la diminution des précipitations annuelles, la multiplication des événements météorologiques violents (orages, tempêtes), des migrations ou changement des rythmes écologiques (pollinisation, floraisons, relargage de CO2 par les végétaux...). En Île-de-France, le changement climatique n’est qu’une facette du changement global. Couplé aux autres phénomènes anthropiques (urbanisation, fragmentation par les infrastructures de transport, intensification agricole), il fragilise plus encore certains écosystèmes, affectant sévèrement la biodiversité et les services que les franciliens en retirent.

La nature, source de solutions

Impactée par le changement climatique, les écosystèmes font aussi partie de la solution puisqu'ils contribuent a? la fois a? l’atténuation (captage et stockage du carbone) et a? l’adaptation (protection contre les tempêtes, les inondations, les glissements de terrain). Ces solutions fondées sur la nature sont utiles simultanément pour la biodiversité comme pour le climat, le tout à moindre coût pour les collectivités. Natureparif, l'Agence pour la nature et la biodiversité en Île-de-France, soutient leur mise en œuvre de façon plus systématique et à plus grande échelle dans les villes, comme en milieu agricole ou forestier.

Des solutions pour les villes

> Végétaliser les rues, les places et les bords de voirie pour réduire l’effet d’îlot de chaleur et mieux gérer l’eau,
> Diversifier les espaces verts urbains en appliquant une gestion écologique voire une non gestion,
> Végétaliser les façades des bâtiments et les toitures plates via des systèmes à faible empreinte écologique,
> Développer des trames vertes urbaines multifonctionnelles en créant des liaisons entre les espaces verts,
> Stopper l’imperméabilisation des surfaces ou engager leur désimperméabilisation et préserver des sols vivants,
> Favoriser l’infiltration naturelle de l’eau pour réduire le risque de ruissellement et d’inondation.

Des solutions pour les milieux agricoles

> Encourager la diversification de l’agriculture francilienne vers l'agroécologie,
> Réintroduire une diversité en espèces et une diversité génétique dans les systèmes de culture,
> Protéger les habitats spécifiques et les milieux favorables (fossés, haies, bandes enherbées, lisières...),
> Conserver ou rétablir des zones d’expansion des crues comme les prairies inondables,
> Renforcer le stockage du carbone dans les sols et la biomasse par des pratiques adaptées (non-labour, cultures associées...)

Des solutions pour les forêts

> Promouvoir une gestion adaptative en faveur de la biodiversité,
> Favoriser les peuplements mélangés et les essences locales variées,
en conservant toutes les strates de la forêt (arbres, arbustes, herbes, mousses, lichens)
> Préserver  la diversité génétique, moteur de l’adaptation, notamment aux pathogène, en évitant les cultures monospécifiques (ex. peupliers)
> Maintenir des îlots de vieillissement,
> Pratiquer une gestion douce sans coupes rases
et en préservant les sols forestiers par l’encadrement de la circulation d’engins,
> Réduire la fragmentation forestière et créer des corridors multifonctionnels suffisamment larges pour les déplacement des espèces.

COP21 : nos propositions pour l'Île-de-France

Les solutions fondées sur la nature répondent à la crise de la biodiversité et celle du changement climatique, tout en étant plus vertueuses pour les dépenses publiques que des solutions plus strictement issues du génie civil et de l’ingénierie classique. Liliane Pays, présidente de Natureparif explique« En vue de la COP21, il est donc primordial de privilégier ces solutions fondées sur la nature qui sont inspirées des connaissances scientifiques, notamment en ingénierie écologique. Elles répondent à la crise de la biodiversité et celle du changement climatique, tout en étant plus vertueuses pour les dépenses publiques que des solutions plus strictement issues du génie civil et de l’ingénierie classique ».