À propos

 Natureparif, Agence régionale pour la nature et la biodiversité en Ile-de-France, met en œuvre, à travers la création d’un Observatoire, une mission visant à analyser les liens entre agriculture urbaine et biodiversité. Celle-ci prend appui sur une question : cultiver en ville peut-il contribuer à maintenir, restaurer ou développer la diversité biologique et les fonctions écologiques ?

Les recherches scientifiques comme les expérimentations ont montré que la nature apporte des bénéfices multiples à la ville et à ses habitants :
•elle régule la qualité de l’air (filtration des particules, production d’oxygène, absorption du CO2) ;
•elle protège de l’effet « Ilot de chaleur » au moyen de l’évapotranspiration (émission de la vapeur d’eau) ;
•elle est un refuge pour la faune en surface ;
•elle permet de maintenir des sols vivants et de prévenir de leur érosion grâces aux différents systèmes racinaires ; agit sur le cycle de l’eau et l’alimentation de la nappe phréatique…

L’ensemble de ces processus donne un aperçu des fonctions écologiques remplies par la nature en ville lesquelles sont aussi essentielle à la résilience des territoires fortement urbanisés pour faire face aux chocs écologiques (incertitude climatiques, inondations, présence d’un ravageur, amplitude thermique…) ou économiques.
L’agriculture urbaine peut donc être un vecteur supplémentaire pour préserver ou restaurer ces fonctions écologiques et participer aussi aux besoins exprimés par les populations, de reconnecter la nature et la ville.
 
Néanmoins, sa contribution à la biodiversité n’est pas encore véritablement évaluée à ce jour. Pour comprendre le rôle de l’agriculture urbaine dans ces différents processus, Natureparif a créé l'Observatoire francilien de l’agriculture urbaine et de la biodiversité.
Il a vocation à s’intéresser à toutes formes d’agriculture urbaine, de la jardinière au jardin d’insertion, en passant par les jardins partagés, les façades et les toitures, marchandes ou non marchandes…
L’Observatoire s’adresse à l’ensemble des acteurs de l’agriculteur urbaine : particuliers, associatifs, institutionnels, élus, services techniques des collectivités, chercheurs et universitaires, entrepreneurs et opérateurs privés, bailleurs sociaux, professionnels du secteur…

C’est un outil dont le fonctionnement est largement orienté sur le mode collaboratif avec la possibilité pour les différents publics d’alimenter la base de données via une interface dédiée à partir de laquelle chacun peut géolocaliser sa parcelle, renseigner les indicateurs de pratiques culturales mais également une partie des indicateurs scientifiques, essentiellement ceux portant sur les sciences  participatives.

L’Observatoire : une double fonction, cartographique et scientifique

-Cartographique :
1/ cartographie des espaces existants en agriculture urbaine au sol, sur les façades ou sur les toits,
2/ cartographie des espaces potentiels pouvant accueillir de l’agriculture urbaine au sol, sur les façades ou sur les toits


-Scientifique :
1/ construction d’indicateurs des pratiques culturales (utilisation ou non d’intrants, variétés utilisés, caractéristiques génétiques, productivité en biomasse, circuits de consommations, qualité des denrées produites)
2/ construction d’indicateur de biodiversité autour de plusieurs paramètres :
•maintien ou la création de corridors écologiques à l’échelle locale (quartier, parcelle) : positionnement cartographique des parcelles ; évaluation de la fragmentation sur les parcelles (présence de barrières, etc) ; possibilité d’utiliser un « indice de connectivité » pour évaluer le potentiel de chaque jardin
•maintien ou la restauration d’une biodiversité cultivée et de savoir-faire locaux : Origine et provenance des semences ou des végétaux ; description des systèmes de culture ; nom des variétés cultivées
•création d’habitats favorables pour les espèces locales : inventaires naturalistes couvrant plusieurs taxons et relevés de la présence d’espèces patrimoniales ou déterminantes ; part des micro-milieux créés ou conservés (bois mort, muret de pierres sèches, buttes, mares...) + Nombre et description des structures d’accueil sur le site : hôtels à insectes, nichoirs à abeilles solitaires, abris à chiroptères....)
•maintien ou la restauration des processus écologiques du sol : description des pratiques culturales (semis direct, engrais verts, travail de la terre), techniques inspirées de la permaculture (lasagnes, buttes), rotations de culture (jachère, semis d’engrais verts, etc.) ; analyse du type de sol (fertilités, cycles biogéochimiques, cycle de l’eau, maintien de la structure, perméabilité, activité bactérienne)
•réduction de l’empreinte écologique : consommation de ressources naturelles, eau, énergie, intrants organiques et inorganiques, circuits de distributions, déchets, denrées alimentaires et leurs flux respectifs





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